C’est quoi qui grésille ?
Concernant mon AVC, mes symptômes ont été, dans mon souvenir, un sentiment de malaise dès le réveil. puis en descendant les escaliers de mon immeuble, la nécessité de me tenir à la rampe, et dans l’après midi, la constatation d’une difficulté à écrire. Ce n’est qu’après mon IRM que m’a été calculé un score NIHS de 3, avec en particulier une hémiparésie droite, une asymétrie du sourire, des paresthésies, qui pour moi ne sont devenues évidentes que dans les jours suivants. Le problème, c’est que si le diagnostic peut se faire à l’IRM de façon précoce et assurée dans les AVC, dans les AIT, on ne voit rien à l’imagerie. Le patient lui même n’est le plus souvent examiné qu’après disparition des symptômes. Dans mon cas, j’ai présenté à plusieurs reprises des malaises passagers qui, rétrospectivement, me font nettement penser à celui survenu et plus persistant lors de mon AVC.
Lors du premier, alors que j’étais en visite au domicile d’un malade, ce malaise s’est accompagné de l’impression que l’ampoule sur la table « grésillait », et je crois d’une gêne à rédiger mon ordonnance. Ces symptômes ont rapidement disparus après la visite, mais sur le coup, j’ai hésiter à dire au malade que si je perdais connaissance sous ses yeux, il fallait « faire le 15 ».
Le lendemain, j’ai eu les mêmes symptômes en plus légers. Par la suite, j’ai souvent eu des perceptions isolées d’ampoules grésillantes, alors que ça ne m’arrive plus depuis l’AVC. A deux reprises, en ville, j’ai eu une sensation angoissante passagère de malaise, sans aucune explication de type hypoglycémie ou malaise vagale.
Par ailleurs, divers petits symptômes me paraissent suspects rétrospectivement : clonus d’endormissement, tendance aux fausses routes, béance tubaire, erreurs d’écriture, oublis de mots.
Actuellement, seuls les symptômes les plus indubitables d’un AVC ou d’un AIT sont pris en compte. Une hospitalisation est alors systématiquement recommandée. Une meilleure connaissance des signaux prédictifs serait bien utile.
Cette période, généralement en CHU, de quelques jours à quelques semaines, est consacrée à la stabilisation de l'état de santé du patient ainsi que la recherche des causes de l'AVC. Les examens peuvent être multiples (imagerie médicale : TDM, IRM, , cardiaque, biologique, ...)
L’association AVC 35 regroupe des hommes et des femmes unis pour un même combat: l’aide aux victimes d’AVC-AIT, à leurs aidants, à leurs proches, aux soignants.
L’AVC est la première cause de handicap physique de l’adulte en France. Les AVC sont souvent responsables de séquelles lourdes, l’accident pouvant toucher des grandes fonctions neurologiques, telles que la motricité (hémiplégie), la sensibilité (anesthésie, douleurs), le langage (aphasie), la vision, ce qui entraîne de nombreuses difficultés de réinsertion.
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